jeudi 2 mai 2013

Il l'avait bien dit


 


Je suis lâche- Je suis coincé- J'ai peur !



Trois mois d'éloignement. Trois mois de dés-envoûtement. J'ai cru que j'avais repris le fil de ma vie, que je n'aurais plus à vivre en permanence au bord du gouffre, à risquer à tout moment de me fracasser, à la merci d'une imprudence.



Mais non ! Je lui suis revenu dès qu'elle m'a sifflé. Comme un toutou. J'ai honte. Comme j'ai honte !



Ce n'est plus possible ! Cette fois-ci je vais me battre. Je vais mordre. Je vais rompre. Rompre !



Je vais résister à ses pleurs, à ses violences verbales, à ses menaces, à ses supplications surtout. Moi aussi je peux être violent. Je vais retourner contre elle sa violence. Je vais commettred l'irréparable. Tiens, je vais franchir le Rubicon !



  • Tu as mauvaise mine mon chéri. Comme tu as dû souffrir !
  • Ça y est, c'est fini. Je comprends tu sais que tu aies eu besoin de réfléchir, de prendre tes distances. Moi aussi parfois.
  • J'ai toujours cru en toi. Tu es quelqu'un d'extraordinairement solide. Mais si, je t'assure. Je sais que je peux m 'appuyer sur toi.
  • Donne moi ta mail. Ce que je l'aime ta main ! Tu permets que je l'embrasse ?
  • Détends toi, mon chéri. Ma main sent la tension sur ton front.
  • Là, je me sens si bien, serrée contre toi.
  • Tu te souviens, notre premier baiser ?
  • C'est merveilleux, mon chéri. On s'aime si fort, tu vois.
  • Maintenant il faut que tu téléphones à ta femme. Tu dois tout lui dire. Par respect pour elle tu ne dois plus la laisser dans l'ignorance. Tu dois faire cela pour elle, sortir du mensonge vis-à-vis d'elle. C'est la mère de tes enfants. Tu lui dois cela.

    Elle lui tendit alors son téléphone portable avec une implacable douceur

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